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Τετάρτη 15 Φεβρουαρίου 2012

Le silence sur la Hongrie : symbole de la construction inachevée de la société civile européenne

Le 1 janvier 2012, la nouvelle constitution hongroise est entrée en application. Ce texte bafoue de façon éhontée les valeurs démocratiques portées par l'Union européenne. Que cela soit en matière de liberté des médias ou encore de droit de l'opposition politique, cette nouvelle constitution nous rappelle non sans crainte, les pires heures de l'histoire européenne. L'Union vient, logiquement, de menacer la Hongrie de sanction. Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser en lisant les rares journaux relayant l'information, le problème n'est pas nouveau. C'est un processus qui a commencé le 18 avril 2011, lorsque l'Assemblée nationale hongroise a adopté le texte. Mais qui en France a entendu parler d'une telle poussée de l'extrémisme nationaliste hongrois ?

L'absence d'informations révèle avant tout une absence d'intérêt. Les médias proposent ce qui se vend. Si cela ne se vend pas, c'est que cela n'intéresse pas. L'exemple de la constitution hongroise illustre parfaitement le désintérêt des citoyens. Un État membre ne s'oppose pas simplement à l'Union ; il va purement et simplement à l'encontre des valeurs portées haut et fort depuis la seconde guerre mondiale par le vieux continent. Et même un acte de cette ampleur n'a pas su faire réagir.

Et pourtant, la Hongrie est un État membre de l'UE et de l'espace Schengen. Il fait partie du même espace territorial que la France. La montée du nationalisme au sein de nos frontières communes devrait être source d'inquiétude et de réflexion. Dans un pays où le principal parti nationaliste flirte avec les 20% d'intention de vote dans les sondages, l'enjeu est loin d'être lointain.

De plus, une véritable mobilisation européenne dénonçant les dérives d'un États membre obligerait sans doute les institutions à faire preuve d'une plus grande réactivité (il a fallu attendre près d'un mois pour que l'UE prenne des mesures, et encore, elles sont purement économiques). Les Français ne sont donc pas impuissants et sont directement concernés.

Il y a là une illustration cruelle du manque de sentiment européen de la part de la population française. La Hongrie est considérée comme un pays lointain qui n'a aucun lien avec la France. Majoritairement, quand elle est connue, la dérive est considérée comme condamnable, mais les citoyens se sentent au mieux compatissants, au pire évoquent le passé autoritaire des pays de l'Est. Il est malheureux de constater qu'à une époque où le fédéralisme n'a jamais été autant défendu par les élites européennes, la population française n'a toujours pas le sentiment d'être avant tout européenne.

Il ne faut pas cependant tomber dans un pessimisme forcené et se dire que le fédéralisme européen est une utopie. La conscience européenne des citoyens existe et ne demande qu'à être développée. Il suffit de discuter dans les milieux estudiantins ou de prendre le temps d'aller à leur rencontre pour se rendre compte qu'une fois sensibilisées, les personnes s'intéressent. Pour que les citoyens se sentent impliqués, encore faut-il les impliquer. Si cela passe par le débat sur les institutions, il s'agit aussi de réussir à développer une véritable société civile européenne. Et à ce titre, il est légitime de blâmer les médias traditionnels sur deux points.

Tout d'abord, ils ne relayent purement et simplement pas des informations. C'est l'exemple de la constitution hongroise dont la mise en application fut vaguement évoquée là où un nouveau sondage sur la montée du FN fait la une. De plus, le traitement des informations européennes n'est absolument pas fait pour dégager les enjeux communs. L'Union est décrite comme une institution étrangère et les informations sur les pays membres viennent parfois, bien trop souvent, se confondre avec les actualités internationales. Il faut désormais que les journalistes fassent l'effort non seulement de relayer les informations, c'est un prérequis, mais aussi de traiter l'actualité européenne pour ce qu'elle est, une actualité interne touchant directement les Français.

Pour autant, la critique ne doit pas se cantonner aux journalistes. L'Europe est systématiquement présentée par les hommes politiques, tous bords confondus, comme un outil. L'idée générale est qu'il faut utiliser l'Europe dans le sens de la France fidèlement à la pensée gaulliste. Il n'y a jamais véritablement de prise en compte global des enjeux européens. Tout est systématiquement rapporté à la France. La crise économique notamment ne pourra être résolue qu'à l'échelle européenne et non par les solutions franco françaises développées longuement dans de nombreux programmes pour les prochaines élections.

Il faut néanmoins reconnaitre une intensification des efforts. De nombreux programmes sont mis en place afin de faire découvrir aux citoyens leur conscience européenne. Que cela soit par des programmes dans l'éducation (Europe à l'école) ; des manuels d'histoire commun (Histoire/Geschichte par Nathan) ou encore des sites d'information engagée comme le Taurillon. Il s'agit maintenant d'accentuer les efforts pour que les nouvelles générations réclament des informations sur l'Union et s'engagent pour tous les pays membres, y compris la Hongrie.

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Στις 12:00 στον Παπούλια ο Βενιζέλος
Τελευταία ενημέρωση: 15.02.2012 | 10:41
Πρώτη δημοσίευση: 15.02.2012 | 10:31



Με αιχμές εναντίον των κυρίων Βορίδη και Γεωργιάδη ότι έπαθαν... vertigo αλλά και με μια έκκληση στον κ. Σαμαρά να μην δεσμευθεί ενυπόγραφα εμφανίστηκε σήμερα ο Πρόεδρος του ΛΑΟΣ, Γ.Καρατζαφέρης.
Να μην υπογράψει την επιστολή την οποία αξιώνουν οι Ευρωπαίοι εταίροι στο πλαίσιο της απαίτησής τους για παροχή έγγραφων εγγυήσεων από τους πολιτικούς αρχηγούς που στηρίζουν την κυβέρνηση Παπαδήμου, καλεί τον Πρόεδρο της ΝΔ, ο Γ.Καρατζαφέρης.

Ο Πρόεδρος του ΛΑΟΣ είπε ότι οι κύριοι Βορίδης και Γεωργιάδης έπαθαν vertigo, σχολιάζοντας την απόφαση των πρώην βουλευτών του ΛΑΟΣ να διαφοροποιηθούν από την επίσημη γραμμή του κόμματος.

"Τα προβλήματα άρχισαν όταν υπουργοποιήθηκαν οι κύριοι Βορίδης και Γεωργιάδης" είπε ο κ. Καρατζαφέρης μιλώντας στην πρωινή τηλεοπτική εκπομπή του Ant1 και πρόσθεσε: "Οι άνθρωποι επηρεάζονται, κάποιοι μιλάνε για vertigo, ότι ίσως η γρήγορη ανέλιξη επέβαλλε κάποια άλλη πολιτική ή να αλλάξουν τον προσανατολισμό τους...".

Στο ερώτημα αν έχει ζητήσει από τους δύο πρώην βουλευτές να παραιτηθούν από το βουλευτικό αξίωμα και να παραδώσουν την έδρα τους στο ΛΑΟΣ απάντησε: "Δε ζήτησα τίποτα από κανένα".

Ο πρόεδρος του ΛΑΟΣ είπε ότι δεν φοβάται την χρεοκοπία. "Μην εκβιάζουμε τους Έλληνες", συνέχισε.
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Giscard, l’euro et la Grèce

A Athènes, dimanche 12 février (AP/Thanassis Stavrakis)
C'était mercredi 8 février, quelques jours avant les émeutes en Grèce qui ont marqué, dimanche, l'adoption du nouveau plan de rigueur. Valéry Giscard d'Estaing s'exprime à l'Assemblée nationale à huis clos devant un parterre d'élus, réunis par son fils Louis qui préside le club de réflexion Les-IDées.fr.

"Il aurait fallu que la Grèce sorte de l'euro !", lance soudain l'ancien président de la République qui disserte depuis une heure sur l'Europe et la crise des dettes souveraines. Il n'y a pas de jugement de valeur dans son propos, pas de reproches adressés au gouvernement grec, régulièrement tancé par l'Allemagne pour ne pas en faire assez dans la remise en ordre.

Le "père" de la constitution européenne raisonne en économiste : "on impose à la Grèce l'équivalent d'une dévaluation intérieure, tout en gardant une monnaie forte. C'est une équation insoluble", constate-t-il en mettant en regard la croissance négative du pays, sa dette publique qui atteint 140 % du PIB et les efforts drastiques imposés à la population : baisse de 22 % du salaire minimum, réduction de 35 % du salaire des fonctionnaires, diminution de 20 % des retraites et de 40 % des préretraites... Il aurait été, dit-il, plus sage de privilégier une solution où les responsables grecs auraient eu davantage d'autonomie pour gérer la "période de transition".

La Grèce dans l'impasse et c'est de nouveau toute l'Europe qui tousse. VGE n'est pas tendre avec la gestion de la crise des dettes souveraines, "une gestion défensive et confuse, avec trop de déclarations et trop de réunions qui, à chaque fois, ont relancé la spéculation."

Il déplore "l'insuffisante solidarité" de l'Allemagne et "le manque de lucidité des institutions européennes" qui ont été "incapables de dominer la crise". Il ne croit pas, contrairement à la gauche, à la mutualisation des dettes souveraines. Sa "lucidité" le conduit à considérer qu'il n'y a pas une mais deux Europes : "celle à 27 qui s'est élargie trop vite et ne pourra jamais réellement s'intégrer" et celle à 17 qu'il faut consolider parce que "l'euro est devenue la deuxième monnaie mondiale".

S'il avait eu à gérer la crise, VGE n'aurait pas réclamé un nouveau traité, comme l'ont fait Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. Il aurait remis en vigueur le pacte de stabilité, milité pour la nomination d 'un secrétaire général de la zone euro, réclamé un calendrier d'harmonisation fiscale, fait tenir des réunions politiques mensuelles de la zone euro " à Strasbourg et non pas à Bruxelles pour bien marquer la différence" et associé de près le parlement européen. "La réponse devait être politique", martèle-t-il .

Il croit encore possible de sauver l'Europe à 17. Mais en l'entendant parler de façon assez désespérée du cas grec, on se demande si ce n'est pas plutôt à une Europe à 16 qu'il songe.

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Les Européens tentés de lâcher la Grèce alors qu'elle s'enfonce dans la récession

Par Robert Jules

Un mauvais signe, qui ne trompe pas : la réunion de l'Eurogroupe prévue à Bruxelles ce mercredi a été annulée... au profit d'une téléconférence. Certains partenaires européens de la Grèce semblent se résigner à un défaut, surtout après la publication des derniers chiffres : après avoir plongé au quatrième trimestre de 7%, l'économie devrait se contracter de 6,8% en 2011 contre 6% prévu par le gouvernement. Et côté politique, la droite n'a toujours pas signé son soutien au plan d'austérité...

Après le vote favorable du Parlement grec sur les mesures d'austérité, les ministres des Finances de la zone euro doivent statuer ce mercredi sur le déblocage d'une deuxième aide à la Grèce de l'ordre de 130 milliards d'euros. Photo : Reuters.
Antonis Samaras, le chef de file du parti conservateur grec Nouvelle démocratie, n'a pas encore apporté son soutien écrit aux nouvelles mesures d'austérité négociées avec la "troïka" des créanciers internationaux de la Grèce, a-t-on appris mardi de source proche des discussions. "Pour l'heure, Samaras n'a pas remis de lettre d'engagement, et c'est un problème", a déclaré cette source à Reuters sous condition d'anonymat. En revanche, George Papandreou, ancien Premier ministre et dirigeant du Parti socialiste (PASOK), a remis l'engagement signé par lequel il apporte son soutien aux mesures adoptées par le parlement grec dans la nuit de dimanche à lundi. Or le soutien des partis politiques au plan du Premier ministre Lucas Papadémos est indispensable pour convaincre les partenaires grecs au sein de la zone euro de débloquer une aide de 130 milliards d'euros sans laquelle la Grèce pourrait être dans l'incapacité de faire face à ses échéances le mois prochain.

Et les mesures drastiques d'austérité imposé par ses partenaires européens continue d'enfoncer la Grèce dans la récession.Pour la cinquième année consécutive, 2011 se solde par une récession économique. Selon les chiffres officiels de l'Autorité des statistiques grec, le PIB s'est contracté de 7% au quatrième trimestre, comparé à un an. Sur l'ensemble de l'année, selon les calculs de l'agence Bloomberg, il se réduit de 6,8% par rapport à 2010, un niveau bien supérieur au 6% sur lequel a été élaboré le budget 2012 de la nation.

Les deux "D"

Ce nouveau chiffre n'est donc pas de nature à se montrer optimiste. En effet, l'Union européenne, à travers la Commission et la Banque centrale, ainsi que le Fond monétaire international (FMI) fait chaque trimestre pression sur Athènes pour obtenir de nouvelles coupes dans les dépenses publiques et de nouvelles taxes pour maintenir les objectifs initiaux. Mais jusqu'à quand? "Il devient de plus en plus difficile de voir comment le pays peut échapper au deux D : le défaut et la dévaluation", estime Steven Barrow, chez Standard Bank.

En attendant, l'ensemble des ministres des Finances de la zone euro qui devait statuer ce mercredi à Bruxelles sur le déblocage d'une deuxième aide à la Grèce de l'ordre de 130 milliards d'euros finalement tiendra une téléconférence, signe que le continent attend de voir concrètement les autorités d'Athènes agir. Et Angela Merkel rencontrera vendredi Mario Monti à Rome pour évoquer notamment la crise grecque.

Le feu vert devrait être donné après la voie ouverte par le vote du Parlement dimanche en faveur d'une nouvelle série de mesures d'austérité favorisé par un accord obtenu - difficilement- entre les partis de la coalition qui soutiennent le Premier ministre Lucas Papademos. Mais celles-ci sont de plus en plus contestées dans la rue comme l'a montré ce jour-là les manifestations les plus importantes dans le pays depuis le début de la crise en 2009 et une montée de la violence comme en a témoigné de nombreux blessés et l'incendie de plusieurs bâtiments.

Accord, même bancal

Sans amélioration de la situation économique, la perspective d'un défaut est plus que jamais d'actualité, même si visiblement les bailleurs de fonds internationaux devraient donner le feu vert. "Bien sûr, il y aura un accord sur la Grèce, même bancal, même provisoire. Personne ne prendra la responsabilité de faire éclater la zone euro alors qu'il est si facile de continuer à financer la Grèce", juge Maurice de Boisséson, chez Octo Finances.

Pour autant, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaeuble, a réitéré lundi soir à la télévision allemande ZDF ses sombres perspectives : "Nous voulons faire tout pour aider la Grèce à maîtriser cette crise. Ce que nous connaissons en ce moment est beaucoup moins grave que ce qui pourrait arriver à la Grèce si la tentative de garder le pays au sein de la zone euro échouait", ajoutant qu'en cas d'échec "nous sommes mieux préparés aujourd'hui qu'il y a deux ans auparavant."

Lutter contre la fraude dans les dépenses de santé

De son côté, le gouvernement a énuméré mardi le détail des mesures supplémentaires qui doivent permettre d'économiser 325 millions d'euros dans les comptes de l'Etat. Outre celle d'une réduction de 26% des fonds publicés alloués aux partis politiques réprésentés au parlement qui passent de 54 millions d'euros en 2011 à 40 millions en 2012, c'est le système de la santé qui est visé, avec une réduction des remboursements de 1,3 milliard d'euros. En 2010, les dépenses de santé avaient atteint 13 milliards d'euros, équivalent à 5% du PIB. Outre le recours systématique aux génériques, le gouvernement entend lutter contre la fraude massive, estimée à plus de 500 millions d'euros par la Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques, citée par Bloomberg.

Réduction du déficit public de 6,5 points entre 2009 et 2011

Quand aux résultats tangibles de la potion amère que s'impose le pays, selon les chiffres avancés par le Premier ministre Lucas Papademos, il faut compter le gain de 50% en deux ans de la compétitivité perdue entre 2000 et 2009, en unités coûts de travail, une réduction de la balance courante de 15% du PIB en 2008 à 9,4% en 2011, et hors coût de l'énergie et coût de la dette, il est passé de 8% à 0%. Le déficit public a été lui réduit de 6,5 points entre 2009 et 2011, et le déficit primaire (hors service du paiement des intérêts de la dette), il est tombé de 10,6% du PIB en 2009 à 2,4% en 2011.

14 FÉVRIER 2012 "L'union monétaire n'est que le début de l'union politique"

es Papandreou reconnait la corruption de la classe politique grecque | Accueil


Rendez-vous dans un café étudiant, rue de Grenelle, pas loin de Science Po Paris où Benoit Coeuré donne cours. Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la Banque centrale européenne préférait rencontrer à Francfort ou dans un hôtel de la rue Saint-Honoré, à un jet de pierre de l’Elysée. Au menu de ce déjeuner-interview: hamburger-frites... Les temps et les générations changent. Benoit Coeuré, 42 ans, est, depuis le 1er janvier et pour huit ans, le nouveau Français du directoire de la BCE, l’organe de six membres qui dirige l’institut d’émission de Francfort. Ancien numéro 2 du Trésor français, ce polytechnicien (non énarque) marque un vrai renouvellement des générations au sein de la BCE, après la nomination de Jens Weidmann, 44 ans, à la tête de la Bundesbank. C'est la première fois qu'il s'exprime depuis sa nomination. Voici la version complète de l'interview.

La crise de la zone euro a débuté en décembre 2009 avec la Grèce. Deux ans plus tard, le problème grec n’est toujours pas réglé. Pourquoi ?

On a sous-estimé au départ l’ampleur des problèmes de la Grèce et des réformes nécessaires qu’ils impliquaient tant en matière de politique économique qu’en matière de gouvernance du pays. Par exemple, alors que les fausses statistiques grecques sur l’ampleur du déficit public ont été le déclencheur de la crise, en octobre 2009, il a fallu du temps pour que la Grèce se dote d’un institut statistique véritablement indépendant. La délibération politique en Grèce est manifestement très difficile mais on ne peut s’y substituer.



Faut-il nommer un commissaire européen qui serait chargé de surveiller la Grèce comme l’a proposé récemment le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble?

Je ne crois pas. L’Union européenne est une union d’États démocratiques souverains : on ne peut pas régler la situation d’un pays à sa place. Les États de la zone euro ayant fait preuve d’une solidarité financière sans précédent vis-à-vis de la Grèce, il est normal qu’ils aient un droit de regard et un avis sur les solutions à appliquer. Car eux aussi auront des comptes à rendre puisqu’ils utilisent l’argent des contribuables pour venir en aide à Athènes. Du point de vue de l’Europe, il faut d’importantes réformes pour rétablir les finances publiques grecques. Cela étant, la forme politique et la mise en œuvre de ces réformes ne peuvent résulter que de décisions souveraines du gouvernement et du parlement grecs. C’est d’ailleurs la garantie du succès : des mesures imposées de l’extérieur ne seraient ni acceptées, ni durables. Ce travail, long et douloureux, revient à la société grecque qui doit dire ce qu’elle souhaite.

Il y a deux ans, la zone euro excluait tout défaut de la Grèce. Aujourd’hui, une partie de sa dette publique va être restructurée. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

Depuis le début de cette crise, on a tout fait pour éviter qu’un pays de la zone euro ne fasse défaut. Il n’y a d’ailleurs pas de défaut de la Grèce mais une participation volontaire du secteur privé qui a accepté d’abandonner une partie de ses créances. La zone euro a souligné le caractère absolument exceptionnel de la situation de ce pays qui fait face à des difficultés financières qui n’ont aucun équivalent en Europe. En clair, il n’est absolument pas souhaitable que l’on restructure la dette d’un autre pays. Le défaut ne fait pas partie de la boite à outils normale de gestion des finances publiques ou de résolution des crises dans la zone euro.

Pourquoi ?

Le marché unique européen repose sur la libre circulation des capitaux et est une zone économique ouverte sur l’extérieur. Nous commerçons avec des partenaires qui investissent en Europe. Le défaut d’un pays européen affecterait profondément notre crédibilité sur le marché international des capitaux dont nous avons besoin pour nous développer et croître. Il ne faut donc pas laisser s’installer l’idée que le défaut serait un moyen normal de résolution des crises dans la zone euro.

Alors, pourquoi alors avoir impliqué le secteur privé dans la résolution de la crise grecque ?

Si on avait pu l’éviter, il aurait fallu l’éviter. Mais la dynamique de la dette grecque était telle qu’il a fallu mettre en place des solutions exceptionnelles. La dégradation de la situation n’est pas imputable uniquement à des facteurs internes à la Grèce. Depuis mai 2010, la situation économique de la zone euro s’est dégradée si bien que le temps a joué contre nous : chaque jour qui passe rend plus difficile une solution. D’où l’importance des décisions qui viennent d’être prises par le parlement grec.

La Banque centrale européenne qui a racheté environ 55 milliards d’euros d’obligations grecques sur le marché secondaire ne devrait-elle pas accepter de perdre une partie de sa mise ?

Je ne reprends pas ce chiffre à mon compte, mais sur le fond, l’Eurosystème a constitué un portefeuille d’obligations grecques depuis mai 2010 afin de rétablir le bon fonctionnement des marchés de capitaux en Grèce et ainsi, de faire en sorte que notre politique monétaire se transmette correctement à l’économie grecque. Il ne s’agit donc pas d’un portefeuille d’investissement qui aurait été constitué pour faire des profits, mais d’un portefeuille constitué dans le cadre de la politique monétaire. Pour cette raison, il est hors de question qu’il soit inclus dans le périmètre de la participation du secteur privé. Ces obligations ont été acquises en moyenne à un prix de marché inférieur à la valeur faciale des obligations. S'il devait y avoir un profit, comme tous les revenus monétaires, il aurait vocation à être distribué aux États. Ils pourraient l’utiliser pour contribuer à la soutenabilité de la dette grecque.

Si la BCE ne participe pas à la restructuration, ne donne-t-elle pas le signal qu’elle se comporte comme un créancier privilégié, c’est-à-dire prioritaire, ce qu’elle n’est pas. Il y a un vrai risque que les investisseurs vendent immédiatement les obligations des États en difficulté puisqu’eux seuls sont exposés aux risques…

D’une part, la question ne se posera pas parce que l’engagement des États européens est qu’il n’y aura pas d’implication du secteur privé dans un autre pays que la Grèce. D’autre part, le fait que le portefeuille de la BCE soit exclu de l’implication du secteur privé ne signifie pas qu’on lui donne de façon générale le statut de créancier privilégié. C’est une décision ponctuelle qui vise à répondre à une situation particulière. >

Pourquoi la BCE n’annonce-t-elle pas son intention d’intervenir sans limites sur le marché secondaire de la dette souveraine, celui de la revente, afin de décourager la spéculation ? L’existence d’un tel bazooka devrait calmer les ardeurs des marchés.

Il y a une division des rôles en Europe entre la politique monétaire, qui relève de la BCE, et la politique budgétaire, qui appartient aux États membres. Des achats massifs et inconditionnels de bons du Trésor par la BCE reviendraient à faire de celle-ci l’instrument de la politique budgétaire des États et cela n’est pas conforme aux traités européens. Il appartient aux États d’assurer leur propre financement. Cela n’empêche pas la BCE d’assumer ses responsabilités face à la crise financière. Il existe bien un « bazooka », mais qui est d’une nature différente et qui respecte les traités : ainsi, la BCE assure sans limite la liquidité du système financier européen et donne les moyens aux banques commerciales de jouer leur rôle qui est de financer l’économie et les États. C’est la raison pour laquelle, par exemple, nous avons procédé en décembre à une opération de refinancement à 3 ans à un taux de 1 % qui a permis d’injecter 489 milliards d’euros dans le système financier, opération que nous allons répéter le 28 février. Les premiers signaux montrent que cette politique commence à porter ses fruits : elle a permis d’améliorer le fonctionnement du marché interbancaire et aux taux d’intérêt sur la dette publique, notamment en Italie et en Espagne, de baisser très significativement.

N’est-il pas immoral que la BCE prête aux banques commerciales à 1 % ce qui leur permet ensuite de prêter aux États à des taux de 5 ou 6 % ?

Les prêts de la BCE aux banques ne sont pas de la même nature que ceux que les banques commerciales consentent à l’économie ou aux États. Les premiers sont, pour l’essentiel, des prêts à très court terme, si l’on excepte l’opération exceptionnelle à trois ans que nous venons de lancer. Surtout, ce sont des prêts parfaitement sécurisés puisqu’ils sont faits en échange d’un collatéral de très bonne qualité (garantie, NDLR) : ce sont des opérations quasiment sans risque pour la BCE. En revanche, les prêts accordés à l’économie ou aux États sont souvent à beaucoup plus long terme (parfois jusqu’à 30 ou 50 ans) et ils présentent de plus grands risques (notamment les prêts consentis aux entreprises). Il est donc normal que le rendement reflète cette prise de risque. Cependant, ces opérations ne doivent pas être l’occasion pour les banques européennes de faire des profits excessifs. Les profits des banques doivent être affectés en priorité au renforcement de leur base de capital. En revanche, si les banques utilisaient ces profits pour distribuer des rémunérations ou des dividendes excessifs, il y aurait un vrai problème. C’est aux régulateurs et aux États de faire en sorte que cela n’arrive pas.

La BCE n’est-elle pas en train de segmenter sa politique monétaire en autorisant les banques centrales nationales à prêter de l’argent à leurs banques avec des collatéraux de moins bonne qualité, le risque étant alors assumé par la seule banque centrale locale ?

Il faut distinguer deux types de situations très différentes. Dans certains pays, des prêts peuvent être accordés par la banque centrale nationale, au titre d’une disposition très spécifique qui ne s’applique qu’en cas d’urgence et de façon temporaire au cas où les banques commerciales ne peuvent plus emprunter sur les marchés. La banque centrale locale joue alors son rôle de prêteur en dernier ressort. Jeudi dernier, le Conseil des gouverneurs de la BCE a aussi décidé, dans le cadre des opérations de refinancement normal, de donner la liberté à sept banques centrales (dont celle de la France) d’élargir la gamme des actifs qui peuvent être apportés en garantie, tout en conservant un niveau élevé de qualité. Cela n’a pas été fait pour remédier à une insuffisance de collatéral destiné au refinancement des banques, mais pour permettre aux banques d’apporter en garantie des actifs moins liquides et donc plus difficiles à refinancer (comme les prêts aux PME, ou le crédit export dans le cas de la France) et qui étaient immobilisés dans leur bilan. C’est donc un instrument qui va permettre d’améliorer le financement de l’économie réelle. La politique monétaire n’est donc pas cloisonnée : il s’agit seulement de prévenir tout risque de « credit crunch » (effondrement du crédit, NDLR).

A l’avenir, ne faudrait-il pas arrêter de traiter de la même façon tous les pays de la zone euro ? Par exemple, si une bulle immobilière menace de se développer dans un pays, la BCE pourrait durcir, pour les banques de ce pays, ses exigences en matière de collatéral ?

C’est une piste intéressante et l’idée n’est pas illégitime. Mais il y a d’autres instruments qui permettent de contrôler l’offre de crédit au niveau national, et qu’il faut privilégier : ils sont du ressort de la politique prudentielle et en particulier des autorités de contrôle nationales des banques. Par exemple, dans la réforme de Bâle III, il a été prévu que le régulateur national pourra imposer une surcharge en capital aux banques en fonction de la contraction ou de l’extension du crédit dans chaque pays. C’est un vrai coussin de capital contracyclique.

Depuis deux ans, le rôle de la BCE ne s’est-il pas profondément transformé ?

Le mandat de la BCE est resté le même et il est primordial qu’il en soit ainsi, car son horizon temporel est très long. Nous sommes là pour aider les agents économiques à prendre des décisions, notamment d’investissement, sur le long terme, principalement en stabilisant les anticipations d’inflation dans la zone euro. Mais la situation de la zone euro a profondément changé. En particulier, elle est plus hétérogène aujourd’hui qu’elle ne l’était avant la crise. Sans doute cette hétérogénéité était-elle présente avant la crise et avait-elle été sous-estimée. Quoi qu’il en soit, la BCE doit faire face à cette situation, ce qui l’a conduit à développer une série d’instruments non conventionnels afin de soutenir l’économie européenne, tout en maintenant la stabilité des prix Le bilan de l’Eurosystème, c'est-à-dire le total des liquidités injectées dans l’économie, représente désormais 28 % du PIB de la zone euro, ce qui est bien davantage que le bilan de la Réserve fédérale en proportion de l’économie américaine, qui est de 19%. La BCE a énormément fait, mais en soutenant l’économie de la zone euro et non directement les États.

Ne faudrait-il pas modifier le mandat de la BCE pour qu’elle puisse directement prêter aux États membres ?

Je ne crois pas. Un tel financement est exclu par les traités à juste raison. Une banque centrale qui financerait un Etat deviendrait l’instrument de sa politique budgétaire, ce qui l’entrainerait sur le terrain politique, un terrain qui n’est pas le sien. En finançant un gouvernement, elle serait en droit d’avoir un avis sur la politique fiscale, budgétaire et sur la répartition des dépenses. Est-ce que les citoyens européens souhaitent que ce soit le cas, alors qu’elle n’a pas de mandat politique ? J’ajoute qu’à chaque fois que les gouvernements se sont reposés sur les banques centrales pour financer leur budget, cela s’est toujours traduit par de l’inflation.

La réponse institutionnelle apportée à la crise par les États, notamment avec le traité « d’union budgétaire », est-elle suffisante ?

Le traité sur lequel les États se sont mis d’accord le 30 janvier constitue une étape très importante dont il ne faut pas sous-estimer la portée. Avec ce traité et le « six pack », c'est-à-dire les six textes adoptés l’année dernière et qui permettront notamment de surveiller la compétitivité des économies de la zone euro, il y a désormais les bases d’un pôle économique en face de la BCE. Nous avions besoin d’un tel interlocuteur afin de nous donner de la visibilité sur la politique budgétaire et nous permettre de prendre les décisions de politique monétaire adaptées. Mais ce n’est qu’une première étape vers une véritable union budgétaire. On a cru que l’union monétaire serait le couronnement du marché unique et on se rend compte aujourd’hui que l’union monétaire, ce n’est que le début de l’union politique.

Fédéralisme ou éclatement, en quelque sorte ?

Je ne crois pas à l’éclatement. Si l’Europe veut exister dans la mondialisation, elle doit se renforcer et aller vers plus d’intégration, sans préjuger de la forme que celle-ci prendra, qui doit être décidée par les peuples européens.

Est-ce que cela passera par la création d’un Trésor européen qui émettra des obligations européennes ?

Les obligations européennes seraient de mon point de vue un progrès pour le fonctionnement du marché des capitaux et pour le financement des États. Mais les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui, car une mutualisation des dettes publiques suppose une confiance réciproque dans les politiques budgétaires. Les États ont seulement commencé à créer les conditions de cette solidarité et de cette confiance.

Est-on sorti de la crise des dettes souveraines ?

Pas encore, même s’il y a des signaux favorables depuis le mois de janvier. Les États ont fait des progrès considérables pour apporter des réponses à cette crise. Un jour viendra la reconnaissance du fait qu’ils sont suffisants et cela permettra le dégel des marchés financiers. Mais on n’en est pas encore au point où l’on peut relâcher sa vigilance.

On a le sentiment que sans la BCE, la zone euro aurait explosé.

La BCE, seule institution totalement fédérale de l’Union, a effectivement joué un rôle très important pour assurer la continuité du fonctionnement du système financier européen. Mais ce rôle ne peut qu’être temporaire : comme un garagiste, elle peut mettre de l’huile dans le moteur et faire le plein, mais ce n’est pas elle qui conduit la voiture.

L’euro a-t-il été menacé dans son existence même ?

Certainement pas, car l’euro est fondamentalement un projet politique. C’est une décision collective de l’Europe face à l’Histoire et je n’ai jamais senti d’affaiblissement de la volonté collective de faire vivre l’euro. Une partie des marchés n’a pas compris la nature politique du projet et sous-estimé le fait que l’Europe n’a pas d’autre choix que de s’organiser autour de l’euro pour exister dans la mondialisation.


N.B.: cette interview a été relue et amendée par la BCE. Cela fait partie des conditions pour obtenir un entretien avec un banquier central.

Photos: Reuters

Brzezinski prend acte de la crise du Système

14/02/2012 - Bloc-Notes

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Zbigniew Brzezinski a bien modifié sa vision du monde, depuis son jeu d’échec des années 1990 qui décrivait le triomphe global des USA grâce à d’habiles combinaisons géopolitiques mélangeant la force brute, le cynisme et les pressions d’influence. (Voir, le livre Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski, en 1997.) Aujourd’hui, en 2012, il publie Strategic Vision: America and the Crisis of Global Power ; plus rien à voir avec les échecs, et tout avec l’échec de la puissance américaniste tant célébrée...

Arnaud de Borchgrave a écouté une conférence de présentation de son livre par l’auteur. Ainsi nous apprend-il que, pour Brzezinski, la crise est au cœur du pouvoir et de sa puissance, dans la notion même de pouvoir et dans la puissance que le pouvoir prétend exprimer et déployer à son profit ; dans la disparition des centres de pouvoir irrésistibles (des “empires”, si l’on veut), y compris le plus important de tous, les USA ; dans l’installation du désordre général, enfin… Bref, qui ne reconnaîtrait dans tout cela la grande crise d’effondrement du Système ?

Borchgrave rend compte de la chose pour UPI, le 13 février 2012

«Talking about his 20th book ‘Strategic Vision -- America and the Crisis of Global Power’ – and arguably best geopolitical tome, Zbig, as he is universally known, said: “After the dissolution of the Soviet Union, we saw the emergence of a single power -- the United States. Many believed we had been chosen by God and commissioned by history to be the world's dominant power.” “Now here we are, two decades later, no longer pre-eminent,” he told a luncheon at the Women's National Democratic Club. “We're not declining, as some are suggesting, but we no longer command the world's respect, and we keep reading that China will soon supersede the United States, somewhere between 2016 and 2018” – four to six years from now.

»“No single state is a hegemon,” Brzezinski, a Center for Strategic and International Studies counselor, points out, “and we are still the most powerful. But our society is stagnating. We have just blown $1.5 trillion on two unnecessary and costly wars, both in blood and treasure, that were falsely justified and totally unwinnable.” “The consequences,” he argues, “were a dramatic decline in America's global standing in contrast to the last decade of the 20th century, a progressive delegitimation of America's presidential and hence also national credibility and a significant reduction in the self-identification of America's allies with American security.”»

Le reste du propos tel que le rapporte Borchgrave est composé d’appréciations qu’on peut considérer comme justes si elles sont prises séparément, – d’une façon réductionniste et “négationniste” de la spécificité de la crise centrale, – mais qui se révèlent alors contradictoire du propos essentiel qui est la prise en compte, justement, de cette crise centrale. Ainsi apprend-on que les USA sont dans un état pitoyable (infrastructures désintégrées, gouvernement paralysé, direction politique continuellement à vendre, etc.), mais qu’ils ne sont pas en déclin et qu’ils restent tout de même capables de mener le bloc BAO vers des lendemains qui chantonneraient encore un peu ; mais que la crise iranienne, qui pourrait permettre à Israël d’entraîner les USA dans une attaque de l’Iran, serait catastrophique, d’abord pour les USA ; qu’il aurait fallu intégrer la Russie dans l’OTAN pour la “civiliser” (le Polonais Américain parle) ; que la Chine va devenir la puissance dominante qu’il ne faut surtout pas “démoniser”, alors que le même Zbig nous dit par ailleurs que le concept de “puissance dominante” ne signifie plus grand’chose…

«Why the United States no longer commands the world's respect as it did when it emerged victorious from the Cold War struggle with the Soviet Union isn't too hard to understand. But the United States is still the richest country in the world, innovative, with residual energy and patriotism, which can still be harnessed and led in the right direction. The United States can take the lead on human rights and freedom of the press and has what it takes to revitalize the Western powers in a concerted effort. […]

»Brzezinski argues the United States should enlarge the West by incorporating Russia. U.S. leaders missed the boat at the end of the Cold War when some leading Cold War warriors said publicly it was time to invite a new Russia into NATO, which would have compelled Russia's new leaders to opt for the democratic West. Vladimir Putin would like to create a Eurasian union, says Brzezinski, made up of the former states of the Soviet Union but most of these countries are determined not to go back in to a union dominated by the men in the Kremlin. […]

»Demonizing China, says Brzezinski, is simply to invite China's leaders to demonize the United States back. The United States is interdependent in many areas and weaving China's leadership into a web of mutual interests with the United States makes more geopolitical sense than confrontation.

»An Israeli attack on Iran, Brzezinski says, would be an unmitigated disaster for the United States more than for Israel in the short run and a fundamental disaster for Israel in the long run. It would trigger a collision with the United States and make our task in Afghanistan impossible. It would set the Persian Gulf ablaze; increase the price of oil three or fourfold. Americans, already paying almost $4 a gallon, would see this quickly escalate to $12 or more. Europe would become even more dependent on Russian oil than it already is. So what would be the benefit for the United States?»

D’une certaine façon, Brzezinski montre qu’il reste, parmi les vieux “penseurs” de l’américanisme qui s’appuient sur l’expérience et sur une vision intégrée du monde, certainement le plus “réaliste” et le plus apte à accepter les changements fondamentaux ; rien à voir avec un Kissinger, qui restera jusqu’au bout un puissant penseur “de cour”, attentif à flatter le pouvoir en place, quel qu’il soit. Brzezinski fut ainsi, au long des années 2000, celui qui se montra le plus critique de la conception alarmiste et obsessionnelle que l’Amérique a adoptée à l’égard du terrorisme. Il est aussi un des rares, à Washington toujours, à ne pas faire dépendre son jugement des chiffres faussaires du chômage soi disant en baisse ou des chiffres abracadabrantesques du budget du Pentagone soi-disant mesures de la puissance. Par conséquent, son diagnostic de la crise du pouvoir per se comme crise globale fondamentale, pour ne pas être exceptionnelle désormais, le distingue au moins de ses pairs washingtoniens. (On a vu tout de même que ce constat est désormais largement partagé, dans nombre d’administrations de sécurité nationale, dans nombre de pays, y compris du bloc BAO.)

Pour autant, Brzezinski ne va pas au bout de sa logique, qui est simplement la mise en cause du Système, c'est-à-dire sa perversité intrinsèque et sa destruction assurée. La logique est pourtant lumineuse (mais la lumière est parfois si vive qu’elle devient aveuglante pour certains, certes). Un tel effondrement du pouvoir et de la puissance, sans défaite majeure, et même sans défaite du tout, sans catastrophe bouleversante, au contraire avec une activité militariste impudente des USA dans le monde entier, avec des interventions discrétionnaires et comme en terrains conquis, avec des manipulations sans nombre, etc., devrait conduire à la conclusion qu’il y a quelque chose d’infiniment pourri au cœur de la chose, c’est-à-dire dans le Système lui-même. (Certes, la dynamique de la surpuissance se transformant en dynamique d’autodestruction.) Brzezinski ne va pas jusque là, parce qu’il s’agit d’un territoire véritablement inconnu pour lui, voire impensable et inconcevable pour un esprit qui s’est formé sous l’influence formidable du concept de puissance et du goût de la puissance de l’américanisme comme émanation du Système. Il n’empêche que tout se passe comme s’il le faisait, mais inconsciemment ; s’il ne l’affirme pas et s’il n’en a pas une conscience claire, Brzezinski prend donc acte de la crise d'effondrement du Système. Cette prise de position apporte sa contribution à la dissolution de l’édifice du Système.


Mise en ligne le 14 février 2012 à 09H52

Να δούμε τι άλλο θα πουν για να τους δεχτεί πίσω ο Σαμαράς... | ΟnΑir24.gr

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Χωρίς "λοχαγούς" ο Γιώργος στην μάχη της διαδοχής 14 Φεβρουαρίου 2012, 09:00 Καθώς ο κίνδυνος διάσπασης του ΠΑΣΟΚ γίνεται ολοένα και πιο ευδιάκριτος, με τον νυν πρόεδρο Γιώργο Παπανδρέου να παρουσιάζεται περισσότερο από ποτέ στριμωγμένος στο εσωκομματικό αλλά και πολιτικό «καναβάτσο», κορυφαία στελέχη του κινήματος επαναφέρουν πιεστικά το ζήτημα της διαδοχής προτάσσοντας φόβους για την επόμενη μέρα του κινήματος.

Χωρίς "λοχαγούς" ο Γιώργος στην μάχη της διαδοχής
14 Φεβρουαρίου 2012, 09:00
Καθώς ο κίνδυνος διάσπασης του ΠΑΣΟΚ γίνεται ολοένα και πιο ευδιάκριτος, με τον νυν πρόεδρο Γιώργο Παπανδρέου να παρουσιάζεται περισσότερο από ποτέ στριμωγμένος στο εσωκομματικό αλλά και πολιτικό «καναβάτσο», κορυφαία στελέχη του κινήματος επαναφέρουν πιεστικά το ζήτημα της διαδοχής προτάσσοντας φόβους για την επόμενη μέρα του κινήματος.

Η χθεσινή ξεκάθαρη και ευθεία τοποθέτηση του Ανδρέα Λοβέρδου, ότι μετά την Τετάρτη ο Γιώργος Παπανδρέου πρέπει να δρομολογήσει διαδικασίες, να συγκαλέσει το Πολιτικό Συμβούλιο και να φέρει πιο κοντά τις ημερομηνίες εκλογής νέου αρχηγού, εκφράζοντας την εκτίμηση ότι λογικά οι εκλογές θα γίνουν εντός Απριλίου, έρχεται να «δέσει» με αυτήν του Ευάγγελου Βενιζέλου, διασκεδάζοντας τις εντυπώσεις που προσπάθησε ανεπιτυχώς να δημιουργήσει ο Χάρης Καστανίδης λέγοντας ότι «μάλλον ο Παπανδρέου διέγραψε τον εαυτό του».

Οι φήμες οργιάζουν, αλλά χθες δεν υπήρξε κάποια κίνηση στην κατεύθυνση του να γίνει κάποιο βήμα για ίδρυση πολιτικής κίνησης και πολύ περισσότερο για ίδρυση νέου κόμματος από τους διαγραφέντες. Ακόμα όμως και η συγκρότηση ομάδας ανεξαρτήτων από τους διαγραφέντες του ΠΑΣΟΚ δύσκολα θα προχωρήσει, καθώς πολλοί προσβλέπουν στην επιστροφή τους στα ψηφοδέλτια μετά την εκλογή νέου αρχηγού.

Από την πλευρά της, η Λούκα Κατσέλη δεν δίνει εσωκομματική συνέχεια στην απόφασή της να καταψηφίσει, λέγοντας ότι, εφόσον δεν είχε ψηφίσει το άρθρο 37, δεν θα μπορούσε προχθές να υπερψηφίσει την πλήρη διάλυση των εργασιακών σχέσεων.

«Είμαι και θα είμαι ΠΑΣΟΚ», απαντά και η Μαριλίζα Ξενογιαννακοπούλου στις κατ΄ ιδίαν συνομιλίες της, ενώ στο ίδιο μήκος κύματος η δήλωση της Βάσως Παπανδρέου η οποία είπε ότι «είναι ήσυχη με τη συνείδησή της και μπορεί να διέγραψαν την ίδια από το ΠΑΣΟΚ δεν μπορούν όμως να διαγράψουν την πορεία της…».

Πολλά από τα στελέχη που στηρίζουν τον Ευάγγελο Βενιζέλο έλεγαν χθες ότι η διαγραφή των 22 βουλευτών και ο αποκλεισμός άλλων εννιά από τα ψηφοδέλτια είναι καλή εξέλιξη που «λύνει» τα χέρια του Βενιζέλου στον δρόμο προς τις εκλογές, να ακολουθήσει πιο ξεκάθαρη μεταρρυθμιστική γραμμή.

«Οι κηπουροί του ΓΑΠ ήλθαν, πήραν και απήλθαν» είπε ενδεικτικά χθες η Τόνια Αντωνίου, ενώ άλλά στελέχη έλεγαν ότι με τις διαγραφές που έγιναν προχθές «βολεύει τον Βενιζέλο να αποκτήσουν ονοματεπώνυμο και η φράση ''λεφτά υπάρχουν'' και η απραξία των πρώτων έξι μηνών της κυβέρνησης Παπανδρέου -επιλογές που πληρώσαμε ακριβά».

Υπάρχουν όμως και στελέχη που θα στηρίξουν τον αντιπρόεδρο και υπουργό Οικονομικών ο οποίος -όπως λένε- λειτουργεί ήδη ως εν αναμονή πρόεδρος του ΠΑΣΟΚ. Τα στελέχη αυτά εισηγούνται την ανάκληση κάποιων διαγραφών, με το επιχείρημα ότι στη δημοσκοπική θέση που βρίσκεται το ΠΑΣΟΚ δεν έχει την πολυτέλεια να χάνει στελέχη.

Γρίφο, που ενισχύθηκε από την συνάντησή του με τον Λουκά Παπαδήμο, συνιστούν οι προθέσεις του Χρήστου Παπουτσή, καθώς πολλοί βλέπουν ότι, μετά τη διαγραφή της Λούκας Κατσέλη και του Χάρη Καστανίδη, αυτός είναι ο μόνος που μπορεί να συγκεντρώσει δυνάμεις του «κοινωνικού ΠΑΣΟΚ» προβάλλοντας μια ισότιμη υποψηφιότητα απέναντι στον Ευάγγελο Βενιζέλο.

Ο ίδιος πάντως είναι «σφίγγα», δεν δίνει στίγμα και αφήνει άλλα στελέχη να μιλούν εξ ονόματός του.

Χθες οι απώλειες συνεχίστηκαν για το ΠΑΣΟΚ, καθώς, αφού υπερψήφισε, παραιτήθηκε και η βουλευτής Επικρατείας Μάγια Τσόκλη ακολουθώντας τους Π. Στασινό, Δ. Βαρβαρίγο, Π. Ζούνη και Αρ. Λαφαζάνη, ενώ η πρώτη επιλαχούσα και επικεφαλής του ΕΚΑ, Στ. Σαλουφάκου, αρνήθηκε να πάρει τη θέση της.

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H πιο παχιά γυναίκα στη Βρετανία ζυγίζει 304 κιλά!

15.02.2012
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Είναι ξαπλωμένη σε ένα κρεβάτι ακούγωντας ραδιόφωνο και παραγγέλνει ότι χρειάζεται από το Ίντερνετ. Τρώει περίπου 6.000 θερμίδες την ημέρα, δηλαδή τρείς φορές παραπάνω από το κανονικό. Ο λόγος για την 40χρονη Μπρέντα Φλάναγκαν-Ντέιβις που ζυγίζει 304 κιλά!

Οι γιατροί την έχουν προειδοποιήσει ότι το πάχος θα την σκοτώσει, αλλά εκείνη αρνείται δηλώνοντας πως «το φαγητό είναι ο εθισμός που δεν μπορεί να πολεμήσει».

«Μισώ τη ζωή μου, ντρέπομαι για τον εαυτό μου. Θέλω να με βοηθήσω... αλλά δεν ξέρω πως να αρχίσω.Όσο πιο πολύ έτρωγα, τόσο πιο πολύ βυθιζόμουνα μέσα στην κατάθλιψη. Και όσο πιο πολύ βυθιζόμουν μέσα στην κατάθλιψη, τόσο πιο πολύ ήθελα να τρώω...», δήλωσε η 40χρονη από τη Βρετανία η οποία δεν μπορεί πλέον να αυτοεξυπηρετηθεί. Η διαδρομή από το κρεβάτι στο μπάνιο φαντάζει Γολγοθάς ενώ για να πλυθεί χρειάζεται τη βοήθεια της πρόνοιας.

Διαβάστε περισσότερα:Κόσμος 304 κιλά Βρετανία γυναίκα εθισμένη κατάθλιψη παχιά Πρόνοια σαραντάχρονη υπέρβαρη Φαγητό

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"Όχι" του Ολάντ στην έξοδο της Ελλάδας από το ευρώ

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Εξαιρετικά σοβαρή, ίσως και τραγική, χαρακτήρισε την κατάσταση στην Ελλάδα ο υποψήφιος των Γάλλων Σοσιαλιστών για την προεδρία, Φρανσουά Ολάντ, σε συνέντευξή του στο τηλεοπτικό δίκτυο BFM.

Τόνισε ότι εδώ και δύο χρόνια οι ευρωπαίοι προφασίζονται ότι θα σώσουν την Ελλάδα ενώ της επιβάλλουν ολοένα και πιο σκληρά σχέδια λιτότητας.

Απάντησε κατηγορηματικά "Όχι" στο αν θα πρέπει η Ελλάδα να βγει από το ευρώ, προσθέτοντας ότι εκείνο που πρέπει να γίνει είναι η έκδοση ευρωομολόγων.

Ταυτόχρονα, ο κ. Ολάντ άφησε υπαινιγμούς ότι στις επιθυμίες της Γερμανίας τίθεται και θέμα δημοκρατίας για τους Ευρωπαίους. Διερωτήθηκε τι σημαίνει εκλογές στην Ελλάδα, όταν τα δύο κόμματα υποχρεώθηκαν να συμφωνήσουν για τη νέα δανειακή σύμβαση.

Από την πλευρά του, ο επικεφαλής των σοσιαλιστών ευρωβουλευτών, Χάνες Σβόμποντα, παρομοίασε τα μέλη της τρόικας με «αρπακτικές ακρίδες», λέγοντας ότι ασκούν εκβιασμό για να χορηγήσουν τη βοήθεια. «Ομιλούν στο όνομα της Ε.Ε., όμως δεν έρχονται ποτέ να εμφανισθούν ενώπιον του Ευρωπαϊκού Κοινοβουλίου», τόνισε ο ευρωβουλευτής.

Σοσιαλιστές και πράσινοι ευρωβουλευτές επέκριναν έντονα τα μέτρα λιτότητας που επιβλήθηκαν ως αντάλλαγμα για τη νέα οικονομική στήριξη της χώρας, ενώ έθεσαν εν αμφιβόλω τη νομιμότητα των απαιτήσεων της τρόικας.

«Επιβάλλουμε στην Ελλάδα έναν αφόρητο ρυθμό λιτότητας, μια υπό-ανάπτυξη που κανένας δεν μπορεί να ζήσει», δήλωσε ο ηγέτης των Πρασίνων στην Ευρωβουλή, Ντανιέλ Κον-Μπεντίτ, μιλώντας στη διάρκεια συνέντευξης Τύπου στο Στρασβούργο.

Ολι Ρεν: Καταστροφή για την Ελλάδα και την Ευρώπη η χρεοκοπία Είναι πραγματικά προς το συμφέρον όλων στην Ελλάδα και στην Ευρώπη να προσπαθήσουν ώστε αποφευχθεί μια ανεξέλεγκτη χρεοκοπία "Η" Online 15/2 00:35

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Ενδεχόμενη ελληνική χρεοκοπία θα είχε καταστροφικές συνέπειες για την Ελλάδα καθώς και για την Ευρώπη.
Την άποψη αυτή υποστήριξε ο επίτροπος Ολι Ρεν και πρόσθεσε ότι «πολύ σύντομα» αναμένει μια απόφαση για το νέο πρόγραμμα βοήθειας προς την Αθήνα.

«Πιστεύω ότι θα πρέπει να είμαστε πολύ σύντομα σε θέση να αποφασίσουμε ένα νέο πρόγραμμα για την Ελλάδα», τόνισε ο κ. Ολι Ρεν, σε συνέντευξη Τύπου στο Στρασβούργο.

«Είναι πραγματικά προς το συμφέρον όλων στην Ελλάδα και στην Ευρώπη να προσπαθήσουν ώστε αποφευχθεί μια ανεξέλεγκτη χρεοκοπία στην Ελλάδα», πρόσθεσε.

«Κάτι τέτοιο θα είχε καταστροφικές συνέπειες, ιδίως για τις μεσαία και χαμηλά στρώματα της ελληνικής κοινωνίας, και αρνητικές περιπλοκές για την ευρωπαϊκή οικονομία γενικότερα», υπογράμμισε.

Από τη στιγμή που θα υιοθετηθεί αυτό το πρόγραμμα, «είναι πολύ σημαντικό οι πολιτικές δυνάμεις να το ενστερνιστούν πλήρως, γιατί θα βοηθήσει την Ελλάδα να αποκαταστήσει τη βιωσιμότητα των δημόσιων οικονομικών και της ανάπτυξής της, υπό την προϋπόθεση ότι θα εφαρμοστεί αποτελεσματικά», κατέληξε.

Έρχεται ο Νετανιάχου με ένα πακέτο…προσδοκίες | Sigma Live

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Plusieurs ministres grecs dénoncent le report de la réunion de l’Eurogroupe | euronews, monde

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Η ΔΕΙΛΙΑ ΚΑΙ ΤΑ ΛΑΘΗ ΟΔΗΓΗΣΑΝ ΣΤΟ ΑΔΙΕΞΟΔΟ Τετάρτη, 15 Φεβρουάριος 2012 00:34

Πολλά χρειάζονται διευκρίνιση για το ατέλειωτο σήριαλ της ελληνικής οικονομικής κρίσης και των λύσεων που προωθήθηκαν και τώρα προτείνονται. Από την πρώτη στιγμή που αποκαλύφθηκε το ύψος τους ελληνικού ελλείμματος έκανα σαφές (και τηλεοπτικά ακόμη) την πεποίθησή μου πως λύσεις υπήρχαν – όχι όμως ανώδυνες.

Πάντα θα πρέπει να έχουμε ζωντανή στο μυαλό μας την πραγματικότητα πως στη χώρα μας – σε αντίθεση με παντού αλλού – χρεοκόπησε το κράτος και όχι οι Τράπεζες. Ηταν το ελληνικό δημόσιο που ζούσε για δεκαετίες με δανεικά, ώστε να μπορεί να κάνει παροχές και να προσφέρει εικονική ευημερία στους έλληνες. Και πως αναπόφευκτα κάποια στιγμή θα ερχόταν και ο λογαριασμός. Το αδιέξοδο λοιπόν δεν ήταν απρόσμενο. Απλά ουδείς σχεδόν στην Ελλάδα δεν ήθελε να παραδεχθεί την αλήθεια αυτή.

Η κυβέρνηση Ζολώτα δεν είχε την δυνατότητα να πληρώσει μισθούς και συντάξεις κι αναγκάσθηκε να δανεισθεί από την Ευρώπη. Λίγο μετά ήμασταν υποχρεωμένοι να προχωρήσουμε σε μεταρρυθμίσεις και να μειώσουμε το κράτος. Θύελλα είχε τότε ξεσηκωθεί. Χάσαμε τις εκλογές και ήρθε τότε το Πασόκ του Α. Παπανδρέου με συνθήματα παροχών. Το πρωτογενές πλεόνασμα που είχαμε για δύο χρόνια εξασφαλίσει χάθηκε σαν καπνός στον αέρα. Κάτω από τις κραυγές ενθουσιασμού συνδικαλιστών και εκλογέων.

Μετά την επέκταση του κράτους επί κυβέρνησης Καραμανλή (596 νέοι δημόσιοι φορείς σε έξη χρόνια!!) ο κόμπος είχε φτάσει πλέον στο χτένι. Η κυβέρνηση Παπανδρέου επέλεξε την προσφυγή στους δανειστές. Διότι δεν μπορούσε προφανώς να αντέξει τις εναλλακτικές τότε λύσεις. Που ήταν οι με δική μας πρωτοβουλία περικοπές κρατικών δαπανών και κατάργηση δημοσίων φορέων. Που θα έστελνε στις αγορές μήνυμα αποφασιστικότητας και περιστολής του ελλείμματος. Εναλλακτικά θα μπορούσαμε τότε να κάνουμε (απειλήσουμε ;) στάση πληρωμών. Οταν οι ευρωπαικές Τράπεζες ήσαν γεμάτες ελληνικά ομόλογα. Και τα CDSs δεν είχαν εκδοθεί σε τέτοιες ποσότητες. Ελάχιστοι λοιπόν είχαν ασφάλεια κινδύνου. Και η ευρωζώνη ήταν εντελώς ανέτοιμη να αντιμετωπίσει θεμελιακούς κραδασμούς και κάποιο θανατηφόρο χτύπημα στο ευρώ. Τότε πιθανότατα θα είχαμε περισσότερες πιθανότητες διάσωσης. Είτε με κάποιο νέο ομόλογο του ΔΝΤ είτε με κινήσεις μαζικής ευρωπαικής βοήθειας. Πάντα όμως μετά από δικές μας παράλληλες πρωτοβουλίες περιορισμού του δημόσιου τομέα και απελευθέρωσης αγορών. Ηταν φανερό πως η κυβέρνηση του Πασόκ δεν άντεχε τέτοιες κινήσεις. Κι επέλεξε την σιγουριά της δανειακής σύμβασης ΔΝΤ-ΕΚΤ-ΕΕ.

Το Μνημόνιο αποτελούσε κάποια λύση. Και είχε σίγουρα προοπτική. Με δύο βασικές προυποθέσεις. Να το εφαρμόζαμε. Και η κυβέρνηση να επέλεγε σωστές πολιτικές. Από την ώρα όμως που τέθηκε σε ισχύ και πολλοί έχασαν την βόλεψή τους – κυρίως κομματικοί, κρατικοδίαιτοι και συντεχνίες – ξεκίνησε ο πόλεμός εναντίον του. «Το Μνημόνιο είναι λάθος», «η συνταγή θα αποτύχει» και τόσα άλλα. Με κορύφωση βέβαια την κυβερνητική συμπεριφορά που ξεδίπλωσε τα σοσιαλιστικά της απωθημένα κι’ επιδόθηκε σε ένα φεστιβάλ φορολογικών επιβαρύνσεων, μείωσης μισθών και συντάξεων κι’ επινοήσεις αναβολών και υποσχέσεων δίχως αντίκρυσμα προς τους δανειστές. Καμία διαρθρωτική αλλαγή δεν προχωρούσε, για τις ιδιωτικοποιήσεις κοροιδεύαμε ενώ ακόμη και για τις περικοπές αμοιβών στο δημόσιο εξαπατούσαμε – δίδοντας από την πίσω πόρτα (με υπερωρίες λ.χ.) ό,τι αφαιρούσαμε από την κυρία είσοδο με την ονομαστική μείωση μισθών στο δημόσιο.

Ολο αυτό το διάστημα όμως οι δανειστές ετοιμάζονταν. Παραβλέποντας τις δικές μας ανακολουθίες. Όπως είχα προειδοποιήσει από πέρυσι τον Μάιο, οι Γερμανικές και οι Γαλλικές Τράπεζες ξεφορτώνονταν τα ελληνικά ομόλογα και έκαναν κινήσεις ετοιμασίας για το ενδεχόμενο μιάς ελληνικής πτώχευσης. Την ίδια ώρα αγόραζαν ασφάλιστρα κινδύνου ενώ στην δευτερογενή αγορά τα hedge funds ( με την στήριξη των κρατικών sovereign wealth funds της Κίνας, της Ρωσίας και της Σαουδικής Αραβίας) αγόραζαν κουρεμένους ελληνικούς τίτλους εν όψει επερχόμενης τελικής κρίσης.

Η ώρα της τελικής απόφασης έφτασε τον περασμένο Οκτώβριο. Με την συμφωνία για την τελική ρύθμιση του PSI και την πρόθεση της νέας δανειακής σύμβασης – που βάζει βαθιά το χέρι στο μεδούλι της ελληνικής αγοράς με άγριες κρατικές παρεμβάσεις στην ιδιωτική οικονομία και στους μισθούς του ιδιωτικού τομέα – η Ευρώπη και οι δανειστές γενικότερα αισθάνονται εξασφαλισμένοι. Αν όλα εγκριθούν, οι κάτοχοι ομολόγων (ιδιαίτερα οι θεσμικοί, οι Τράπεζες και τα hedge funds) εξασφαλίζονται ανεξάρτητα από την τύχη της χώρας. Το νέο δάνειο θα έχει τα χρήματα για την αποπληρωμή των χρεών κατοχυρωμένα και σε ιδιαίτερο λογαριασμό μάλιστα. Η Ελλάδα θα πρέπει μόνη της πλέον να εξασφαλίσει τα αναγκαία για την ζωή της. Με ρυθμίσεις όμως κρατικίστικες που δεν αφήνουν περιθώρια για την ανάπτυξη της αγοράς και για το ζωντάνεμα της οικονομίας. Το νέο μνημόνιο, σε συνδυασμό με το PSI πάντα, θα είναι βραχνάς. Διότι δεν θα αφήνει παρά ελάχιστα περιθώρια ανάσας για ουσιαστικές μεταρρυθμίσεις. Και θα πνίξει τελεσίδικα την αγορά. Με αυτά τα δεδομένα θα είναι πραγματική καταστροφή…

Το αρχικό Μνημόνιο δεν ήταν λάθος. Καταστροφή ήταν η ελλιπής και στρεβλή εφαρμογή του. Και η εμμονή του πολιτικού κόσμου στην με κάθε τρόπο προστασία του δημόσιου τομέα. Το δεύτερο Μνημόνιο, είτε εφαρμοσθεί είτε όχι, ρίχνει την χώρα στα τάρταρα. Και όλοι βέβαια επιμένουν στο να μείνει το κράτος ουσιαστικά ανέγγιχτο. Και να φορτωθεί ο ιδιωτικός τομέας όλα τα βάρη.

Αν δεν γίνουν εκτεταμένες πλέον απολύσεις στον ευρύτερο δημόσιο τομέα άμεσα, αν δεν μειωθούν δραστικά οι φόροι και δεν σταθεροποιηθεί το φορολογικό σύστημα και δεν καταργηθούν μαζικά ατέρμονες γραφειοκρατικές διαδικασίες, η χώρα δεν έχει μέλλον. Μνημόνιο η μη Μνημόνιο. Θα εξασφαλισθούν μοναχά οι δανειστές της για το μέλλον. Αυτή δυστυχώς είναι σήμερα η πραγματικότητα.

Συρρίκνωση του ΑΕΠ κατά 7% στο τέταρτο τρίμηνο του 2011

Σύμφωνα με τα στοιχεία που δόθηκαν από την ΕΛ.ΣΤΑΤ., το τελευταίο τρίμηνο του 2011, η ύφεση ήταν στο 7%, το 3ο στο 5%, το 2ο στο 7,3% και το πρώτο στο 8%. Ετσι αν λάβουμε υπόψη μόνο αυτά τα στοιχεία η συνολική ύφεση για το 2011 ήταν στο 6,8%, έναντι 3,4% για το 2010. Σε τρέχουσες τιμές η ύφεση ανήλθε στο 5,4%
"Η" 15/2

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Του Θανάση Παπαδή
Μεγάλη «βουτιά» για το ΑΕΠ το 4ο τρίμηνο του 2011, σύμφωνα με τα στοιχεία της Ελληνικής Στατιστικής Αρχής, καθώς υποχώρησε κατά 7%. Για το σύνολο του περασμένου έτους η ύφεση έφτασε το 6,8%, έναντι αισιόδοξων προβλέψεων για μείωση του ΑΕΠ 5,5% και απαισιόδοξων που έκαναν λόγο για 6%. Ωστόσο, εκφράζονται σοβαρές ενστάσεις για την ορθότητα των στοιχείων, αφού όπως σημειώνει η ΕΛ.ΣΤΑΤ. τα στοιχεία που ανακοινώθηκαν είναι εποχικά μη διορθωμένα, κάτι που σημαίνει πως είναι ιδιαίτερα πιθανό, αν όχι δεδομένο, ότι θα αλλάξουν στη συνέχεια.
Αλλωστε κάτι ανάλογο είχε συμβεί και για το 2010, με αποτέλεσμα το τελικό ποσοστό της ύφεσης να γίνει γνωστό αρκετά αργότερα. Το δεδομένο αυτό, όμως, δημιουργεί σοβαρά προβλήματα στη χάραξη της δημοσιονομικής στρατηγικής, δεδομένου ότι ούτε η κυβέρνηση, αλλά ούτε και η τρόικα γνωρίζουν σε ποιο ποσοστό διαμορφώθηκε η ύφεση, ώστε να τη λάβουν υπόψη τους στις νέες προβλέψεις ή στις νέες παρεμβάσεις που θα πρέπει να υπάρξουν για το 2012. Πάντως, σύμφωνα με τα στοιχεία που δόθηκαν από την ΕΛ.ΣΤΑΤ., το τελευταίο τρίμηνο του 2011, η ύφεση ήταν στο 7%, το 3ο στο 5%, το 2ο στο 7,3% και το πρώτο στο 8%.
Ετσι αν λάβουμε υπόψη, μόνο αυτά τα στοιχεία η συνολική ύφεση για το 2011 ήταν στο 6,8%, έναντι 3,4% για το 2010. Σε τρέχουσες τιμές η ύφεση ανήλθε στο 5,4%. Το μεγάλο ζητούμενο, για τη διαδικασία μέτρησης του ΑΕΠ, είναι πως η Ελλάδα χρειάζεται συγκεκριμένα και ορθά στοιχεία, πράγμα που δεν μπορεί να έχει. Ωστόσο, για ένα ακόμα τρίμηνο η ΕΛ.ΣΤΑΤ. ανακοινώνει στοιχεία τα οποία δεν είναι συγκρίσιμα. Και τούτο διότι είναι «μη εποχικά διορθωμένα», (δηλαδή δεν έχουν γίνει οι διορθώσεις με βάση τις διαφορές στον οικονομικό κύκλο που συμβαίνουν στη διάρκεια του έτους).
Στοίχεια
Η ΕΛ.ΣΤΑΤ. αναφέρει ότι αιτία είναι η διακοπή της χρονολογικής σειράς των τριμηνιαίων στοιχείων της Γενικής Κυβέρνησης και η διαθεσιμότητα στοιχείων για μια πολύ μικρή χρονική περίοδο (1ο τρίμηνο 2009 -4ο τρίμηνο 2011), όπου πρέπει να εφαρμοστεί η εποχική διόρθωση, σε συνδυασμό με τις σημαντικές μεταβολές που σημειώνονται στους οικονομικούς δείκτες βάσει των οποίων εκτιμάται το τριμηνιαίο ΑΕΠ, η εφαρμογή της εποχικής διόρθωσης δεν παρέχει ικανοποιητικά αποτελέσματα. Για το λόγο αυτό τα στοιχεία που δημοσιεύονται είναι μόνο τα μη εποχικά διορθωμένα.
Πηγές του υπουργείου Οικονομικών, αναφέρουν πάντως, ότι η ύφεση σε καμία περίπτωση δεν έφτασε τόσο ψηλά και τονίζουν, πως με την τελική αναθεώρηση των στοιχείων, θα φανεί η εκτίμηση αυτή. Αν και δεν δίνουν συγκεκριμένη πρόβλεψη, εντούτοις αφήνουν να εννοηθεί ότι αυτή -η ύφεση- θα κινείται πέριξ του 6%.
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«Η Ελλάδα μοιάζει με κομμουνιστική χώρα στις αρχές του '90»

Τρία σενάρια - επιλογές βλέπει πιθανά για την Ελλάδα ο Τσέχος πρωθυπουργός: Βαθιές μεταρρυθμίσεις, ανάλογες αυτών στις οποίες προχώρησαν τα κομμουνιστικά κράτη τη δεκαετία του 1990, δημοσιονομική εποπτεία από την Ευρωπαϊκή Επιτροπή ή έξοδο από την Ευρωζώνη.

Σε συνέντευξή του στη γερμανική εφημερίδα Frankfurter Allgemeine Zeitung, ο Τσέχος πρωθυπουργός Πετρ Νέτσας τονίζει ότι ο πρώτος δρόμος είναι προτιμότερος επισημαίνοντας πάντως ότι η Ελλάδα «είναι αυτή που πρέπει να αποφασίσει».
Αναφερόμενος στις διαφορές Τσεχίας και Ελλάδας, λέει: «Αν δει κανείς το ελληνικό ΑΕΠ και την αγοραστική δύναμη, τότε πρέπει να διαπιστώσει ότι η Ελλάδα βρίσκεται μόνο ένα μικρό βηματάκι μπροστά από εμάς, αλλά ανάμεσα στις συντάξεις και τους μισθούς μας υπάρχει δραματική διαφορά»
Οσον αφορά στον κατώτατο μισθό αναφέρει ότι στην Ελλάδα αυτός βρίσκεται περίπου στα 750 ευρώ, ενώ στη χώρα του στα 320 ευρώ. «Αυτό είναι κάτι που δύσκολα μπορώ να κατανοήσω», σημειώνει και εξηγεί ότι στην Τσεχία, πριν από δέκα χρόνια, επενδύθηκε το 20% του ΑΕΠ στην εξυγίανση των τραπεζών.

«Γι αυτό και τώρα έχουμε έναν υγιή χρηματοπιστωτικό τομέα. Αν, από την άλλη πλευρά, κοιτάξω την Ελλάδα, έχω κάποια ερωτήματα», καταλήγει

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Buiter: Υπάρχει ακόμη κίνδυνος χρεοκοπίας

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Επιφυλακτικοί για τη διάσωση της Ελλάδας Πρώτη καταχώρηση: Τρίτη, 14 Φεβρουαρίου 2012, 10:07

Η ψήφιση του νέου μνημονίου δεν έσωσε την Ελλάδα, καθώς υπάρχουν πολλά εμπόδια.

Σε αυτό το πνεύμα κινούνται οι ανταποκρίσεις των ειδησεογραφικών πρακτορείων μετά την ψηφοφορία της Κυριακής στην Βουλή και εν όψει του κρίσιμου Eurogroup της Τετάρτης.

«Η Ελλάδα παραδέχθηκε ότι, παρά την υπερψήφιση του νέου Μνημονίου από το ελληνικό Κοινοβούλιο, μένουν πολλά να γίνουν ώστε να πειστούν η Ευρωπαϊκή Ένωση και το Διεθνές Νομισματικό Ταμείο να τη διασώσουν» μεταδίδει το Reuters σημειώνοντας ότι «η καχύποπτη Ευρωπαϊκή Ένωση έχει ζητήσει από τους ηγέτες των δύο κομμάτων που έμειναν να στηρίζουν την κυβέρνηση του Λουκά Παπαδήμου να δώσουν γραπτές δεσμεύσεις ώς την Τετάρτη ότι οι αποφάσεις για περικοπές σε μισθούς, συντάξεις και θέσεις εργασίας θα εφαρμοστούν και μετά τις εκλογές που προγραμματίζονται για τον Απρίλιο».

Υπάρχουν πολλά εμπόδια που πρέπει να ξεπεραστούν, τονίζει το Associated Press, σημειώνοντας ότι η Γερμανία επιμένει πως χρειάζεται χρόνος μέχρι την έγκριση του νέου πακέτου βοήθειας.

Σύμφωνα με το Associated Press, η Γερμανία έχει ξεκαθαρίσει πως δεν θα δώσει την τελική έγκριση για το νέο πακέτο βοήθειας τουλάχιστον ώς τις αρχές Μαρτίου. Έως ότου δηλαδή διευκρινιστεί πόσες τράπεζες και ιδιώτες ομολογιούχοι θα δεχθούν να ενταχθούν στο πρόγραμμα ανταλλαγής ομολόγων και μέχρι να εγκρίνει τη συμφωνία η γερμανική Βουλή.

Τελευταία ενημέρωση: Τρίτη, 14 Φεβρουαρίου 2012, 10:15

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