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Τρίτη 29 Νοεμβρίου 2011


La stabilité économique mondiale n'existe plus...

Point de vue | LEMONDE.FR | 28.11.11 | 10h16   •  Mis à jour le 28.11.11 | 10h16
par Alexandre Hezez, responsable de la gestion de Convictions Asset Management

Les catalyseurs de la crise seront certainement analysés à froid dans quelques mois et la réalité d'aujourd'hui trouvera sans aucun doute des explications évidentes liées à ce recul.  Est-ce Fukushima qui a rappelé au monde son interdépendance  économique et sa réalité énergétique (l'arrêt du nucléaire n'est pas si simple …) ? Est-ce la révolution libyenne qui a créé un doute sur l'un des investisseurs privilégiés de l'Italie ? Concernant l'Europe, la dégradation des Etats-Unis a mis le feu aux poudres, c'est incontestable. Nous avions bien évalué les risques qu'impliquaient ces catalyseurs sur nos économies, et notamment la faiblesse structurelle de la zone euro. Cependant, contre toute attente, la zone euro a montré non seulement son incapacité à se réformer devant l'évidence, mais plus grave encore la zone euro n'a pas su contrer la crise majeure qui s'annonce. Les hommes politiques européens n'ont pas saisi la chance de faire avancer l'Europe vers une gouvernance économique et une solidarité renforcées.  A ceux qui, comme nous, pensaient que l'Europe se façonnait à coups de crises et avaient foi dans sa réussite irrépressible, il semble désormais que le jeu d'équilibriste qui consiste à être toujours au bord du gouffre a échoué et nous y précipite.

Nous régressons voire, pire, il va peut-être falloir penser à la déconstruction européenne. "C'est nous qui jouons le rôle de l'ancre" martelait en 2008 Jean-Claude Trichet, l'ancien président de la BCE. La zone euro a cru, par immodestie sans doute, qu'elle resterait  un pôle d'ancrage quoi qu'il arrive.
Pour contourner une Europe engoncée dans des contraintes institutionnelles et techniques mal pensées, nous avons accouché d'un FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) mort-né, puisque aucun  investisseur non-résident n'est intéressé.  En Asie, nous apparaissons même comme une zone "nonchalante". Jin Liqun (président du China Investment Corp.) a insisté sur  la chaîne de télévision Al-Jazeera la semaine dernière : "The labour laws induce sloth, indolence, rather than hardworking." (Les lois du travail induisent la paresse, la nonchalance, plutôt que l'effort).
Finis les grand discours et les intentions. Le G20 qui devait être l'apogée de la renaissance du projet européen avec le monde en appui, a fait long feu. L'Europe est maintenant seule et doit prendre son destin en mains.  C'est en substance ce qu'a dit le premier ministre canadien, Stephen Harper après le sommet : "There is a lot of firepower here and the Europeans have every ability to deal with their own problems" (Il y a beaucoup de capacités ici et les Européens ont le pouvoir de faireface à leurs propres problèmes). La concrétisation des décisions du dernier sommet des chefs d'Etat à Bruxelles tarde : pas d'accord sur le mécanisme d'assurance du FESF, ni sur le mécanisme européen d'aide à la recapitalisation des banques en Europe, rejet de la taxe "Tobin" (pourtant l'une des mesures phares du couple franco-allemand) … Le doute sur la capacité du FESF à mettreen place un "levier" s'accroît. Enfin, lors du dernier G20, l'augmentation des capacités d'aide du FMI a été reportée à février prochain. Les pays émergents, comme la Chine, ne sont pas "pressés" d'aider l'Europe … Le FMI est maintenant l'objet de tractations entre pays émergents et pays en risque d'immersion !
Comme nous le disons depuis fort longtemps dans nos points mensuels d'analyse macro-économique, la zone euro doit trouver une solution pour faire baisser les taux de financement sur le marché secondaire afin de permettre aux Etats d'adopter un train de réformes structurelles, de ranimer la confiance des ménages (pour la croissance) et des investisseurs (pour une dynamique de marché).
A ceux qui ont peur que la France soit attaquée, nous soulignons que c'est déjà le cas depuis fin juillet (date d'accélération du prix des CDS et  dérapage des taux de financement des banques françaises).
Les solutions non systémiques ne sont plus très nombreuses maintenant :
- La solution "Don't fight": une BCE accommodante qui met les taux à 0 et qui achète massivement de la dette de manière claire et lisible.
- La solution "The best out" : une sortie de l'Allemagne (et de certains autres pays)  voulue qui redonnerait un semblant de compétitivité aux Etats restants (cette méthode est prônée par Joseph Stiglitz), une devise plus faible et des réformes facilitées. On peut même aller jusqu'à se  demander si la place occupée par l'Allemagne actuellement ne favorise pas les déséquilibres.
- La solution "gouvernance" : avec une solidarité accrue des Etats-membres se faisant confiance et avec l'instauration d'un ministère européen des finances, responsable et contraignant (avec Jean Claude Trichet à sa tête !). Cela permettrait la création d'un instrument budgétaire et de garantir des politiques budgétaires coordonnées. Et d'émettre à terme des euro-bonds qui auront pour vocation de sesubstituer progressivement aux émissions nationales, couvrant les dépenses courantes des Etats.
La stabilité économique mondiale n'existe plus et il va falloir trouver un nouveau point d'équilibre, ou il faut espérer que l'Europe jouera un rôle. La résolution "par le haut" de la crise passera forcément par des avancées majeures en matière de gouvernance, de fédéralisme et de solidarité au prix d'un abandon partiel des souverainetés  nationales. Une solution qui rendra sans doute le métier des hommes politiques plus difficile. Mais l'enjeu en vaut la chandelle pour assurer la pérennité et la prospérité de la zone Euro. Nous restons profondément européens,  mais notre foi a des limites et nous demandons maintenant à voir pour croire …
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Interview exclusive de M. Valéry Giscard d’Estaing : « Il serait désolant que les Européens quittent la zone euro. Ce serait une catastrophe ! »

par Jonathan Leveugle
Dans le cadre des Entretiens de Strasbourg réalisés par les Jeunes-Européens Strasbourg [1], M. Valéry Giscard d’Estaing, Président de la République française de 1974 à 1981, a répondu aux questions du Taurillon. Selon M. Giscard d’Estaing, l’euro est le symbole le plus tangible de l’identité commune et des valeurs que nous partageons. Pour sauver la zone euro de la crise, il est nécessaire de favoriser la convergence des politiques budgétaire et fiscale entre les 17 États membres se partageant la monnaie unique.
M. le Président Valéry Giscard d’Estaing lors des Entretiens de Strasbourg organisés par les Jeunes Européens Strasbourg – http://www.etalon-euro.eu/

Auteurs

  • Membre du Bureau National des JE-France, rédacteur en chef du Taurillon
Jonathan LEVEUGLE : La crise de la dette dans la zone euro ne se résout pas malgré les sommets européens successifs. Quelles décisions devraient prendre les dirigeants européens pour y mettre fin ?
Valéry Giscard d’Estaing : A l’heure actuelle, il y a deux crises. La crise américaine assez classique, et la crise européenne liée aux problèmes des dettes. Les médias les confondent bien que ce soient deux crises différentes.
La crise de la dette, est avant tout une crise de culpabilité. A la naissance de l’euro, les États ont établi les critères forgeant le pacte de stabilité. La dette de chaque pays ne pouvait dépasser 60% du PIB et le déficit budgétaire devait être inférieur à 3% du PIB. Les institutions européennes ont été incapables de faire respecter ce pacte et l’eurozone se retrouve aujourd’hui dans un désordre financier irresponsable.
Comment faire pour que ça ne se reproduise plus et que l’on ait un système plus solide ?
Les dirigeants doivent avoir une vue à long terme. Dans quelques années les pays auront des finances publiques convergentes, avec une coordination obligatoire. C’est à partir de ce moment là que la dette deviendra progressivement commune.
Actuellement, une dette commune ne réunirait que celles des pays ayant le plus mal géré leurs dépenses publiques. Dans un futur proche, on pourra mettre en place un trésor européen qui émettra des titres de dette au prorata des besoins des pays, approuvés préalablement de manière commune. Mais pour le moment, la situation ne le permet pas.
J.L : La gestion actuelle de la crise de la dette dans la zone euro a montré ses limites. Ne faut il pas une réforme de la gouvernance économique européenne ? Quelle forme devrait-elle prendre ?
V.G.E : Actuellement, il y a une confusion entre les pays de la zone euro et l’Union européenne à 27. Or, la crise de la zone euro, ne concerne que la zone euro. Les institutions à 27 doivent être écartées. On ne peut demander à des pays qui n’ont pas l’euro, et n’en veulent pas, de régler les problèmes de la monnaie unique. Il faut une séparation claire. Les pays de la zone euro doivent s’occuper seuls de leurs problèmes.
Sur le long terme, il est nécessaire que la zone euro se dote de projets pour elle même et non pas pour l’ensemble des 27. Il est donc primordial de revenir à l’équilibre budgétaire pour redonner une certaine confiance aux acteurs économiques (ménages, entreprises) et permettre un retour de la croissance.
J.L : A moyen terme, quelles mesures devraient être prises pour permettre une réelle convergence budgétaire ?
V.G.E : Dans quelques années, la convergence des politiques budgétaire et fiscale devra être réalisée. Il est nécessaire de mettre en place une coordination budgétaire obligatoire avec des sanctions automatiques.
Dans un deuxième temps, la zone euro devra nommer un secrétaire général qui suivra les questions budgétaire et monétaire, comme à l’OCDE au moment du plan Marshall. A l’heure actuelle, ce suivi fait défaut pour permettre la mise en œuvre des accords passés.
Enfin, il faut un retour progressif à l’équilibre et faire en sorte que les décisions soient respectées. Pour cela, il faut mettre en place un système d’amende. Celle-ci pourrait prendre plusieurs formes. Une imputation des fonds structurels reversés aux États, ou une amende dissuasive, pourraient être imposées aux États ne respectant pas les mesures votées.
C’est vers ce système qu’il faut tendre et qu’il convient de mettre peu à peu en place.
J.L : Mais ces sanctions ne créeraient elles pas un regain de rancœur envers les institutions européennes ?
V.G.E : Non. Il faut juste réussir à expliquer aux citoyens la nécessité de ces réformes. Beaucoup pensent que les périodes de mauvaises dépenses publiques entraînent la croissance. C’est tout à fait faux. Les périodes de croissance sont synonymes de bonne gestion publique. Les pays européens ayant la plus forte croissance sont ceux qui ont des dépenses publiques en ordre.
De plus, dès lors que les sanctions sont automatiques, elles ne sont pas vexatoires. On devrait mieux faire connaître aux peuples européens ce que les dirigeants imposent à la Grèce. Le gouvernement a du baisser de plus de 20% le traitement de leurs fonctionnaires et de 20% le montant des retraites. Si la zone euro continue dans ce désordre des politiques budgétaires, on aboutira à la même situation que celle que connaissent actuellement les Grecs. L’alternative c’est d’avoir une gestion plus sérieuse.
J.L : Ces réformes nécessitent un plus grand contrôle démocratique. Êtes-vous favorable, comme le propose la CDU, à l’élection au suffrage universel du Président de la Commission européenne ?
V.G.E : Je n’ai pas d’opinion tranchée sur la question et je crois qu’il faut laisser le Parlement européen en discuter. Le problème majeur, c’est qu’il y a des États très peuplés et des petits États. L’élection se ferait surtout en Allemagne, en France, en Grande-Bretagne et en Italie.
Selon moi, il faut créer un collège avec une réunion du Parlement européen et des Parlements nationaux et transférer certaines décisions actuellement prises par le Conseil à cette structure. Dans ce cadre, il pourrait y avoir un président élu au suffrage universel.

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Ψάχνουν για βουλευτές με καταθέσεις στην Ελβετία | Ειδήσεις από την Ελλάδα την Ρόδο και τα Δωδεκάνησα!

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Στη Βουλή οι καταγγελίες για "Ελβετούς" βουλευτές

ΑΘΗΝΑ 28/11/2011

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Στη Βουλή έφτασαν οι καταγγελίες ελβετού πολιτικού στην εκπομπή «Έρευνα» τουΠαύλου Τσίμα περί ελλήνων πολιτικών με καταθέσεις στην Ελβετία, από τους βουλευτές της ΝΔ, Γ. Γιακουμάτο και Κ. Τζαβάρα.

Οι δύο βουλευτές έκαναν αναφορά προς τον πρόεδρο της Βουλής, Φίλιππο Πετσάλνικο, ενώ κατέθεσαν και ερώτηση στον υπουργό Οικονομικών, Ευ. Βενιζέλο, καθώς – όπως αναφέρουν – υπάρχει μείζον θέμα διαφάνειας.

Η υπόθεση ξεκίνησε από την συνέντευξη του ελληνικής καταγωγής ελβετού βουλευτή Ιωσήφ Ζησιάδη, ο οποίος μίλησε για ολιγωρία των ελληνικών αρχών στην φορολόγηση των καταθέσεων στην Ελβετία, επειδή – μεταξύ άλλων – και πολιτικοί από την Ελλάδα διαθέτουν τέτοιους λογαριασμούς.

Συγκεκριμένα στην εκπομπή αποκαλύφθηκε – από το υπουργείο Οικονομικών της Ελβετίας – ότι οι ελβετικές αρχές έχουν προτείνει από το 2005 μία φορολογική συμφωνία αλλά «οι ελληνικές κυβερνήσεις κωφεύουν».

Υπερθεματίζοντας ο κ. Ζησιάδης δήλωσε ότι «πολλοί βουλευτές και των δύο κομμάτων έχουν πάρα πολλά χρήματα στην Ελβετία και τα συμφέροντα δεν είναι να δηλωθούν και να είναι ανοιχτοί οι λογαριασμοί».

Κάτω: Ο ελβετός βουλευτής Ιωσήφ Ζησιάδης



Η ερώτηση των βουλευτών της ΝΔ

Η ερώτηση τώρα των κ. κ. Γιακουμάτου και Τζαβάρα αναφέρει: «Επειδή από την δημόσια δήλωση του Ελβετού Βουλευτή κ. Ιωσήφ Ζησιάδη προκύπτει με σαφήνεια ότι από το έτος 2005 οι αρμόδιες Ελβετικές αρχές έχουν προτείνει στην Ελληνική Κυβέρνηση σύναψη φορολογικής σύμβασης για την φορολόγηση των τραπεζικών καταθέσεων Ελλήνων στην Ελβετία. Όμως, μέχρι σήμερα δεν υπήρξε θετική ανταπόκριση από ελληνικής πλευράς.

Αποτέλεσμα αυτής της ολιγωρίας των Ελληνικών Κυβερνήσεων προφανώς είναι η απώλεια σημαντικών φορολογικών εσόδων για το Ελληνικό Δημόσιο.

Παράλληλα δεν πρέπει να αποκλείεται και η αξιοποίηση μιας τέτοιας σύμβασης για τον έλεγχο της διαφάνειας και για την πάταξη της διαφθοράς και της νομιμοποίησης εσόδων από παράνομες δραστηριότητες.

Αναφέρει, μάλιστα, στην ως άνω δημόσια δήλωσή του ο κ. Ζησιάδης ύπαρξη μεγάλων καταθέσεων σε Ελβετικές Τράπεζες από Έλληνες Βουλευτές.

Ενόψει όλων αυτών ΕΡΩΤΑΤΑΙ ο κος Υπουργός Οικονομικών:

1. Υπάρχει πράγματι μια τέτοια πρόταση από την Ελβετή Υπουργό Οικονομικών από το έτος 2005;

2. Υπάρχει μέχρι σήμερα ανταπόκριση από ελληνικής πλευράς και ποιο περιεχόμενο είχε;

3. Ποια μέτρα προτίθεται να λάβει προκειμένου να διαπιστωθεί και να καταλογιστεί σε κάθε υπεύθυνο η ζημιά που έχει προκύψει από το Ελληνικό Δημόσιο μέχρι σήμερα εξαιτίας της ολιγωρίας των Ελληνικών Κυβερνήσεων να αξιοποιήσουν την ελβετική πρόταση και να φορολογήσουν τις καταθέσεις Ελλήνων στην Ελβετία;

4. Ποια μέτρα έχει ή προτίθεται να λάβει το Υπουργείο Οικονομικών για την άμεση αντιμετώπιση του προβλήματος;

5. Σε ποιες ενέργειες θα προβείτε για να εξακριβώσετε την αλήθεια της δήλωσης του κ. Ζησιάδη για ύπαρξη μεγάλων καταθέσεων Ελλήνων Βουλευτών στην Ελβετία;»

http://www.protothema.gr/world/article/?aid=162375

http://www.protothema.gr/world/article/?aid=162375

ΤΟ ΒΗΜΑ - Βουλή: σάλος για τα περί καταθέσεων βουλευτών σε ελβετικές τράπεζες - πολιτική

ΤΟ ΒΗΜΑ - Βουλή: σάλος για τα περί καταθέσεων βουλευτών σε ελβετικές τράπεζες - πολιτική

Μπαλάκι οι ευθύνες

Κόντρα μεταξύ πλούσιων και φτωχών ενόψει της συνόδου του ΟΗΕ για το κλίμα

ΔΗΜΟΣΙΕΥΘΗΚΕ: Κυριακή 27 Νοεμβρίου 2011
Λίγο πριν από την έναρξη της νέας συνόδου του ΟΗΕ για το κλίμα, η Ινδία και η Βραζιλία, δυο από τους μεγαλύτερους παραγωγούς αερίων του θερμοκηπίου, τάσσονται στο πλευρό των ΗΠΑ και αναζητούν αναβολή των συνομιλιών μέχρι το 2015.

Οι διαφωνίες όμως δεν αφορούν μόνο το χρονοδιάγραμμα, αλλά και τις ευθύνες για την αύξηση των αερίων του θερμοκηπίου: πολλές Δυτικές κυβερνήσεις υποστηρίζουν ότι είναι πλέον καιρός να ξεπεραστεί ο παλιός διαχωρισμός ανάμεσα στις βιομηχανικές και τις αναπτυσσόμενες οικονομίες, όσον αφορά την υιοθέτηση δεσμευτικών στόχων.

Αυτή η κόντρα μεταξύ πλούσιων και φτωχών αναμένεται να βρεθεί στο επίκεντρο των συνομιλιών, στο Ντέρμπαν της Νοτίου Αφρικής, στις οποίες αναμένεται να συμμετάσχουν 20.000 εθνικοί εκπρόσωποι, επιστήμονες, οργανώσεις και λομπίστες. Οι δύο εβδομάδες διαπραγματεύσεων θα ολοκληρωθούν με τη συνάντηση των αρμόδιων υπουργών από 100 χώρες.

Ένα από τα βασικά θέματα συζήτησης θα είναι το Πρωτόκολλο του Κιότο, η συμφωνία που απαιτεί από 37 βιομηχανικά κράτη να περιορίσουν τις εκπομπές κατά 5%, σε σχέση με τα επίπεδα του 1990, μέχρι το 2012.

Οι ΗΠΑ αρνήθηκαν να εφαρμόσουν το Πρωτόκολλο με βασικό επιχείρημα ότι εξαιρεί από τις υποχρεώσεις σε αναπτυσσόμενες χώρες όπως η Κίνα.

Δεδομένου ότι το Πρωτόκολλο λήγει το 2012, οι φτωχότερες χώρες πιέζουν για την παράτασή του μέχρι τουλάχιστον το 2017.

Όμως όλο και περισσότερες ανεπτυγμένες χώρες δηλώνουν ότι δεν μπορούν να προχωρήσουν σε νέες δεσμεύσεις αν δεν κάνουν το ίδιο και οι αναδυόμενες οικονομίες. Όπως επισημαίνουν, η Κίνα έχει πλέον ξεπεράσει τις ΗΠΑ σε εκπομπές και βρίσκεται στην πρώτη θέση, ενώ η Ινδία βρίσκεται πλέον στην τέταρτη θέση, κάτω από την ΕΕ.

«Πρέπει να συζητήσουμε το κατά πόσο μπορούμε να συνεχίσουμε να μοιράζουμε τον κόσμο με το παραδοσιακό κριτήριο του Βορρά και του Νότου, όπου ο Βορράς πρέπει να συμμετέχει αναγκαστικά και ο Νότος να συμμετέχει εθελοντικά» δήλωσε η Κόνι Χέντεργκοορ, Eυρωπαία επίτροπος πολιτικής για το κλίμα.

Όπως επισήμανε, η ΕΕ ευθύνεται για το 11% των παγκόσμιων εκπομπών, και δεν μπορεί να κάνει κάτι για το υπόλοιπο 89%.

Σύμφωνα πάντως με το BBC, η ΕΕ δεν τάσσεται κατά μιας παράτασης του Πρωτοκόλλου του Κιότο, σε αντίθεση με τις ΗΠΑ, την Ιαπωνία, τον Καναδά και τη Ρωσία, που έχουν ξεκαθαρίσει ότι δεν θα συμμετέχουν σε ένα δεύτερο γύρο δεσμεύσεων.

Από την πλευρά τους, η Κίνα, η Ινδία, η Βραζιλία, η Νότιος Αφρική και άλλες χώρες υποστηρίζουν ότι, ναι μεν οι οικονομίες τους αναπτύσσονται, ωστόσο μεγάλο μέρος του πληθυσμού τους παραμένει αντιμέτωπο με τη φτώχια. Βάσει αυτού του επιχειρήματος, διεκδικούν το δικαίωμα στη ρύπανση που είχαν για τόσο καιρό οι ανεπτυγμένες χώρες.

Γεγονός εξάλλου είναι ότι λίγες χώρες κάνουν περισσότερα για το κλίμα από ό,τι η Κίνα, η οποία είναι πλέον παγκόσμιος ηγέτης στην αιολική και την ηλιακή ενέργεια και έχει εκσυγχρονίσει χιλιάδες ρυπογόνα εργοστάσια λιθάνθρακα.

Η μόνη πλευρά που έχει ξεκάθαρα δίκιο στις διαπραγματεύσεις είναι οι νησιωτικές και άλλες χώρες που απειλούνται περισσότερο από την άνοδο της στάθμη της θάλασσας. Διπλωμάτες αυτού του μπλοκ φέρονται να σχεδιάζουν «κατάληψη» της συνόδου, σε περίπτωση αδιεξόδου, ενώ σύμφωνα με το BBC οι χώρες αυτές δεν θα διστάσουν να «ξεμπροστιάσουν» τις ανεύθυνες αναδυόμενες οικονομίες.

Στη σύνοδο του Ντέρμπαν, ΕΕ αναμένεται να πιέσει το μπλοκ των ΗΠΑ για μια οριστική συμφωνία εντός του 2015.

Όλα πάντως δείχνουν ότι η φετινή σύνοδος είναι απίθανο να οδηγήσει σε διεθνή συμφωνία, όπως εξάλλου παραδέχεται και η Διακυβερνητική Επιτροπή του ΟΗΕ για την Κλιματική Αλλαγή (IPCC).

Η Κριστιάνα Φιγέρες, εκτελεστική γραμματέας της IPCC, αναγνώρισε τον περασμένο μήνα ότι η σύνοδος μπορεί να δώσει μόνο επιμέρους, «μεταβατικές» διευθετήσει.

«Τι είδους διευθετήσεις; Δεν γνωρίζουμε ακόμα. Σύμφωνα με ποιους κανόνες; Δεν γνωρίζουμε ακόμα. Μεταβατικές για πόσο χρόνο; Δεν γνωρίζουμε ακόμα» σχολίασε η ίδια.

Για να δουμε τι εξαγοραζει η Κινα με 3,2 τρισεκκατομυρια δολαρια στην Ευρωπη και την Αμερικη


Σχέδια επενδύσεων μέσω αποθεματικών

Κίνα: «Πόδι» σε Ευρώπη και ΗΠΑ

Η ΝΑΥΤΕΜΠΟΡΙΚΗ Τρίτη, 29 Νοεμβρίου 2011 
Ετοιμη να προχωρήσει σε επενδύσεις τόσο στις Ηνωμένες Πολιτείες όσο και στην Ευρώπη εμφανίζεται η Κίνα, θέλοντας να αξιοποιήσει τα συναλλαγματικά της αποθέματα, που αγγίζουν τα 3,2 τρισ. δολάρια, αλλά και να διαφοροποιήσει το επενδυτικό της χαρτοφυλάκιο.
Στο επίκεντρο του ενδιαφέροντός της βρίσκονται τα μεγάλα έργα υποδομών, όπως επεσήμανε ο επικεφαλής του κινεζικού κρατικού επενδυτικού ταμείου, Chinese Investment Corporation.
«Oι υποδομές στην Ευρώπη και τις ΗΠΑ έχουν μεγάλη ανάγκη από επενδύσεις» τόνισε ο διευθυντής του επενδυτικού ταμείου, Λου Τζιγουέι, προσθέτοντας: «κατά παράδοση οι Κινέζοι έχουν συμμετάσχει σε έργα υποδομής στο εξωτερικό ως απλοί προμηθευτές. Τώρα πρέπει επίσης να επενδύσουν, να αναπτύξουν και να λειτουργήσουν τα σχέδια». Το Πεκίνο αναζητεί πρωτίστως έργα «υψηλής απόδοσης», όπως χαρακτηριστικά επισημαίνει, εστιάζοντας την προσοχή του σε χώρες, όπου το επενδυτικό και επιχειρηματικό περιβάλλον είναι ευνοϊκό.
Ο κ. Λου σε άρθρο του στους Financial Times αποκάλυψε ότι μεταξύ των χωρών, στις οποίες φιλοδοξεί να επενδύσει η Κίνα, είναι η Βρετανία, όπου η κυβέρνηση του Ντέιβιντ Κάμερον προωθεί σημαντικές επενδύσεις σε έργα υποδομών, με στόχο την τόνωση της ανάπτυξης.
Όπως ανακοίνωσε χθες ο υπουργός Οικονομίας της χώρας, Ντάνι Αλεξάντερ, βρίσκεται στα σκαριά ένα πρόγραμμα 30 δισ. στερλινών (34,95 δισ. ευρώ) για την κατασκευή δρόμων, σιδηροδρομικών δικτύων, αλλά και σχολείων. Τη μερίδα του λέοντος, όπως έγινε γνωστό από τον κ. Αλεξάντερ, θα καλύψουν κεφάλαια των συνταξιοδοτικών ταμείων της χώρας, ενώ αξιόλογη θα μπορούσε να είναι και η συμβολή των κινεζικών επενδύσεων μέσω του ταμείου Chinese Investment Corporation.
Σημείωσε, ωστόσο, ότι περίπου 5 δισ. στερλίνες θα προέλθουν από πρόσθετες περικοπές δαπανών. Ο υπουργός Οικονομικών της χώρας, Ντέιβιντ Κάμερον, υπογράμμισε από την πλευρά του ότι η Βρετανία θα πρέπει να ξεφύγει από τις «γρήγορες» λύσεις για το χρέος.

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